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15 juin 2026 PV d'assemblée générale de copropriété : la méthode pour le rédiger le jour même cosmonote.ai

C’est presque toujours le même scénario. Tu sors d’une assemblée générale de copropriété un mardi soir, vingt-deux copropriétaires présents ou représentés, dix résolutions à l’ordre du jour, trois heures de débats sur le ravalement, le contrat d’entretien de l’ascenseur, le budget prévisionnel et la mutation du gardien. Tu as été désigné secrétaire de séance, et tu rentres chez toi avec une feuille de votes griffonnée, deux pages de notes manuscrites, et la mission de produire un PV propre à diffuser dans le mois. Tu sais déjà qu’il va falloir y consacrer un week-end entier, et que le moindre oubli sur le nombre de voix d’un vote peut être contesté.

Et le pire, c’est que ce PV n’est pas un compte rendu informel. C’est lui qui rendra opposables aux absents les décisions prises pendant la séance.

Le PV d’AG, c’est un acte juridique

La rédaction du procès-verbal n’est pas une formalité. La loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967 encadrent strictement son contenu. L’article 17 du décret précise que le PV doit mentionner le résultat de chaque vote, le nom des copropriétaires opposants et de ceux qui se sont abstenus, ainsi que le nombre de voix dont ils disposent. Il doit être signé par le président de séance, le secrétaire et les scrutateurs, à la fin de la séance ou au plus tard dans les huit jours.

Concrètement, c’est ce document qui fait foi. Il sert de base à la notification aux copropriétaires absents, qui dispose ensuite d’un délai de deux mois pour contester une résolution devant le tribunal judiciaire (article 42 de la loi de 1965). Une voix mal comptée, un opposant non identifié, une résolution mal formulée, et c’est la décision entière qui peut tomber. Pour un syndic bénévole ou un conseil syndical qui s’occupe de la rédaction, c’est une responsabilité lourde.

Pourquoi c’est si pénible à rédiger

Plusieurs raisons rendent l’exercice particulièrement ingrat.

Le formalisme est exigeant. Pour chaque résolution, tu dois noter qui a voté pour, qui a voté contre, qui s’est abstenu, et le nombre de tantièmes correspondants. Sur dix résolutions et vingt-cinq copropriétaires, ça fait beaucoup de cases à remplir sans erreur.

Les débats partent dans tous les sens. Avant chaque vote, les copropriétaires posent des questions, demandent des précisions, contestent un devis, proposent une formulation alternative. Tu dois suivre les échanges, retenir l’essentiel, et garder un œil sur la procédure.

Tu as souvent un rôle actif. Comme secrétaire de séance, tu interviens, tu reformules, tu reprends le président quand le débat dérive. Tu ne peux pas en même temps tenir une prise de notes mot à mot.

Les délais sont courts. Le PV doit être signé en fin de séance ou dans les huit jours, et notifié aux copropriétaires absents dans le mois. Tu n’as pas le luxe de laisser dormir le dossier.

Enregistrer la séance, la pratique qui change tout

Le principe est simple. Tu poses ton iPhone au centre de la table en début de séance, tu lances Cosmonote en mode enregistrement, et tu te concentres sur ton rôle de secrétaire. À la fin de l’AG, tu disposes d’une transcription complète avec les intervenants identifiés, d’un résumé structuré par point de l’ordre du jour, et de la liste des résolutions avec leur résultat de vote.

Concrètement, en quittant la salle, tu as :

  • La transcription mot à mot, avec les locuteurs séparés (président, secrétaire, copropriétaires)
  • Un résumé par résolution : ce qui a été présenté, les questions posées, les arguments échangés, le résultat du vote
  • La liste des décisions adoptées et rejetées, avec les abstentions et les opposants quand ils ont été énoncés à voix haute
  • La possibilité de poser des questions sur le contenu, du genre « quel a été le résultat exact du vote sur le ravalement ? » ou « quels copropriétaires se sont opposés à la résolution numéro 6 ? »

C’est cette dernière fonction qui sauve trois mois plus tard, si un copropriétaire absent conteste une résolution. Tu retrouves le passage exact en quelques secondes, au lieu de chercher dans tes notes manuscrites.

Côté légal et accord des copropriétaires

Question fréquente : « Est-ce que je peux enregistrer une AG sans demander l’accord à chacun ? »

La règle pratique. L’enregistrement d’une AG de copropriété par le secrétaire de séance à des fins de rédaction du PV est une pratique répandue et admise, à condition d’informer les participants en début de séance. Le RGPD impose la transparence et la finalité limitée : tu enregistres pour rédiger le PV, l’enregistrement n’est pas diffusé, et il est supprimé une fois le PV approuvé et notifié.

En pratique, tu l’annonces au moment où le président ouvre la séance, par exemple « Je précise que j’enregistre la séance pour faciliter la rédaction du procès-verbal, l’enregistrement restera à mon usage de secrétaire et sera supprimé une fois le PV diffusé. » Tu peux même le faire acter au début du PV. Cosmonote stocke les enregistrements et transcriptions chiffrés sur des serveurs en France, et tu peux supprimer l’audio à tout moment.

Pour rédiger ton PV le jour même

Le scénario qui marche. Tu sors de l’AG, tu ouvres Cosmonote, tu reprends le résumé par résolution et la liste des votes, tu colles le tout dans le modèle de PV de ta copropriété (souvent un modèle Word fourni par le syndic professionnel, ou un modèle interne pour les syndics bénévoles). Tu vérifies pour chaque résolution les tantièmes en t’appuyant sur la feuille de présence, tu reformules les résolutions selon la convention de ta copropriété, tu ajoutes le rappel de l’ordre du jour et les annexes (devis, contrats), et c’est parti.

Tu fais relire le projet au président et aux scrutateurs, tu intègres leurs retours, vous signez, et tu notifies les copropriétaires absents dans le mois par lettre recommandée ou notification électronique. Le tout sans week-end perdu et sans risque sur la précision des votes.

Quelques pratiques qui font la différence

Pose ton téléphone au centre de la table, pas devant toi. La position centrale améliore nettement la séparation des locuteurs, ce qui est précieux dans une AG où vingt personnes peuvent prendre la parole.

Demande au président d’énoncer clairement le résultat de chaque vote à voix haute, par exemple « Résolution numéro 4 sur le contrat d’entretien de l’ascenseur, adoptée à la majorité de l’article 24, par 8420 tantièmes pour, 1230 contre, et 350 abstentions. » Tu retrouveras ces phrases telles quelles dans la transcription, et tu pourras les reprendre à la lettre dans le PV.

Pour chaque opposant ou abstentionniste, demande qu’il décline son nom au moment du vote. Le décret de 1967 exige nommément cette information, et l’avoir prononcée à voix haute te garantit de ne rien oublier.

Si l’AG s’interrompt pour une pause ou une suspension, tu peux mettre l’enregistrement en pause et le reprendre ensuite. Tout reste regroupé dans la même note.

Pour les syndics bénévoles et les présidents de conseil syndical

Si tu prends la responsabilité du PV pour la première fois, garde une chose en tête. Tu n’as pas à choisir entre tenir ton rôle de secrétaire ou de président de séance et produire un document juridiquement solide. Les deux deviennent possibles à partir du moment où tu acceptes de poser un outil sur la table et de te concentrer sur ce qui se dit. Le temps de rédaction tombe de plusieurs heures à moins d’une heure. La précision des votes monte d’un cran, parce que tu ne dépends plus de ta mémoire ni d’une feuille griffonnée à la volée. Et la copropriété t’évite le risque qu’une résolution soit contestée pour un vice de forme évitable.